No hate. No violence. Races? Only one Human race. United We Stand, Divided We Fall. Know Your enemy. Act Now! Tomorrow it will be too late.

QUAND LA VERITE N’EST PAS LIBRE, LA LIBERTE N’EST PAS VRAIE

Bulletin d’information
de l´Association Vérité et Justice, CP 355, 1618, Châtel-Saint-Denis, Suisse, Rédacteur : René-Louis Berclaz
Nr: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15

No 11 - NOVEMBRE 2001
  1.  
    La politique du pire
    1. Le samedi 15 septembre 2001, quatre jours après les attentats aériens aux Etats-Unis, le président George W. Bush annonça à la télévision : " La guerre a été déclarée à l'Amérique et nous répondrons en conséquence " (Le Monde diplomatique, octobre 2001). La vérité étant la première victime d'une guerre, les libertés d'opinion et d'expression, garanties depuis deux siècles par le Premier Amendement de la Constitution américaine sont dangereusement visées par les déclarations du président Bush. Dans un climat de fausse solidarité nationale - cent mille licenciements économiques aux Etats-Unis rien que pour le mois de septembre - les commentaires discordants sur les événements du 11 septembre sont aussitôt mis au pilori, comme l'ont appris à leurs dépens certains éditorialistes de la presse américaine, licenciés sur-le-champ pour avoir omis de mettre, avant de s'exprimer, le petit doigt sur la couture du pantalon. Le ton est donné par l'omnipotent chroniqueur du New York Times, William Safire, fustigeant le directeur de la Voix de l'Amérique pour avoir diffusé quelques extraits d'une interview de Mohammad Omar, le chef des Talibans, affirmant que cela revenait à " interviewer Hitler " (Tribune de Genève du 19 octobre 2001). On le voit, ce sont toujours les mêmes qui font la musique grâce à une formule magique éprouvée par plus de cinquante ans de succès : " Talibans + Ben Laden = Hitler = chambres à gaz ". Pour qu'il ne subsiste aucun doute quant à savoir qui sont les " bons " et qui sont les " méchants ", l'infortuné milliardaire Ben Laden est recherché " mort ou vif " (Wanted, dead or alive), dans le plus pur esprit de ce bon vieux Far West (un bon indien est un indien mort), avec à la clé une belle prime de 25 millions de dollars… On se souvient que le Liban avait été menacé par le gouvernement américain de se voir privé du même montant s'il n'interdisait pas la conférence sur le sionisme et le révisionnisme que V&J devait organiser à Beyrouth au mois de mars dernier. En refusant à ceux qui ont quelque chose à dire le droit de s'exprimer pacifiquement, on les incite à le faire d'une manière qui l'est moins. Les auteurs des attentats du 11 septembre sont tombés dans ce piège machiavélique. La tuerie de Zoug (Suisse) du 27 septembre dernier procède du même principe, mais à l'échelle de l'individu. Ces deux exemples sont les conséquences de la politique du pire. Cette méthode consiste à laisser pourrir les crises, dans l'idée que les " revendicateurs ", continuellement menés en bateau, finiront par perdre la tête. C'est bien ce qui est arrivé, ce qui permet de crier au fou, sans bien sûr dire pourquoi les gens deviennent fous… Mieux encore, les " revendicateurs " s'éliminent d'eux-mêmes... Cette méthode a un nom : la fuite en avant. Mais si les " revendicateurs " trépassent, les causes des " revendications ", elles, ne passent pas, et comme les mêmes causes finissent tôt ou tard par produire les mêmes effets... Certes, les profiteurs du système gagnent un répit, selon la bonne vieille recette qui fait toute la haute philosophie de leur fonds de commerce : " Après nous, le déluge ! " (N'est-ce pas, Messieurs les ex-dirigeants de Swissair !)


       

      L'œuf de coucou

      Le procès impliquant les Turcs et les Arméniens, annoncé dans notre Bulletin No 8, a eu lieu du 4 au 7 septembre, cinq ans après les faits, devant le tribunal de Berne-Laupen. On sait que l'article 261 bis du Code pénal suisse réprime celui qui aura nié ou minimisé un génocide. Ce qu'a fait un groupe de Turcs dans une pétition adressée aux Chambres fédérales pour contrer une demande émanant des Arméniens de Suisse désireux de voir leur génocide reconnu officiellement par la Confédération. On connaît le sort fait à cette demande par le Conseil national, lequel n'a pas voulu reconnaître ce génocide. Du coup, le pouvoir judiciaire - en principe totalement indépendant du pouvoir législatif - s'est aligné sur la décision des parlementaires fédéraux en acquittant purement et simplement les négationnistes turcs ! Ici, plus de référence aux sacro-saintes " jurisprudences " du Tribunal fédéral, ni aux savantes " doctrines juridiques " des Niggli et consorts, invoquées à grands renforts d'arguties et d'effets de manche pour condamner ceux qui mettent en doute l'existence des chambres à gaz. Il a suffit au procureur général du canton de Berne, Hansjürg Jester, de pousser quelques grognements d'ours sorti de sa fosse - comparant aimablement l'article 261 bis du Code pénal à un " œuf de coucou pondu par Flavio Cotti " et à un " avorton législatif " (24 Heures du 8-9 septembre 2001) - pour comprendre que la Justice bernoise n'avait nulle envie de compromettre les contrats juteux conclus par des entreprises suisses avec un gouvernement turc allié d'Israël. Quant aux Arméniens, ils ont vite compris leur douleur en constatant que leur génocide de deuxième classe n'était en rien comparable à celui du Peuple élu…

      Selon le jugement, les accusés n'ont subjectivement pas eu l'intention de discriminer racialement les Arméniens, condition exigée par la norme pénale antiraciste pour qu'elle puisse être appliquée. Sur le plan objectif, le juge se retranche derrière le législateur et rappelle que le " génocide arménien " n'a pas été reconnu comme tel par le Conseil national. Et de conclure logiquement qu'il ne s'agit pas d'un génocide… De l'avis du juge, les accusés voulaient simplement faire connaître le sentiment de l'opinion publique turque sur la question. Et de relever qu'il s'agit d'un comportement bien compréhensible de défense de l'honneur national qui n'implique nullement un motif raciste… Du coup, la démarche entreprise par V&J auprès de la Justice bernoise en vue d'inculper le conseiller fédéral Joseph Deiss ainsi que les parlementaires qui ont voté contre la reconnaissance du génocide arménien est suspendue jusqu'à droit connu, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'on connaisse le sort réservé au recours introduit par les Arméniens de Suisse devant le Tribunal cantonal bernois et, le cas échéant, devant le Tribunal fédéral suisse.

       


      L'œuf de coucou (bis)

      Le 3 octobre dernier, le juge d'instruction du Bas-Valais, Jean-Pascal Jaquemet, opposait une fin de non recevoir au conseiller d'Etat Jean-René Fournier, chef du Département de l'économie, des institutions et de la sécurité, lequel avait déposé une plainte, au nom de l'Etat du Valais, contre l'association raélienne NOPEDO. Cette plainte visait un tout-ménage distribué dans le canton pour mettre en garde la population contre le danger couru par les catéchumènes d'être victimes de prêtres pédophiles. De tels propos, aux yeux du Conseil d'Etat et de la majorité du Grand Conseil valaisan, tombaient sous le coup de la loi, ce qui justifiait le dépôt d'une plainte pour violation de l'article 261 bis du Code pénal. Nul n'étant censé ignorer la loi, on sait que cette norme pénale concerne également l'incitation à la haine ou à la discrimination religieuse, ce qui, en bonne logique, devait permettre l'inculpation des responsables de l'association NOPEDO. Un point de vue que ne partage toutefois pas le juge Jaquemet, lequel estime que les conditions ne sont pas réunies pour poursuivre NOPEDO. Selon lui, il faut mettre en balance la discrimination religieuse, punissable par le Code pénal, et les libertés d'opinion et d'expression garanties par la Constitution fédérale. Admettant le caractère objectivement discriminatoire des propos des auteurs du tract, le juge Jaquemet déclare toutefois que ces propos ne sont pas discriminatoires " en ce sens qu'ils ne s'adressent pas à tous les prêtres et n'excluent pas la pédophilie dans d'autres groupes religieux ". Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, " n'importe quelle critique ou la constatation objective d'une différence ne suffisent pas à faire apparaître les personnes qui appartiennent à une race, une ethnie ou une religion comme étant de moindre valeur " (Le Temps du 9 octobre 2001). Le juge va encore plus loin en considérant que si le ton du tract est haineux, ce qui est le cas en l'occurrence, cela ne suffit pas à le rendre discriminatoire sur le plan religieux. Pour bien comprendre les tenants et les aboutissants des interprétations à géométrie variable du juge Jaquemet, il faut savoir que nos extralucides extraterrestres ont déclaré, via leurs représentants raéliens sur Terre, que le seul pays digne de les accueillir serait Israël... Quant aux catholiques, ils ont vite compris leur douleur en constatant que leur religion de deuxième classe n'était en rien comparable à celle du Peuple élu…

       


      Les fantasmes du Conseil d'Etat

      Le 20 juin 2001, Mme Antje Burri-Escher, députée du parti chrétien-social au Grand Conseil du canton de Fribourg, déposait une question écrite adressée au Conseil d'Etat. Cette députée s'inquiétait de la présence d'extrémiste de droite violent dans le canton. Dans sa réponse du 4 septembre 2001, le Conseil d'Etat se croit obligé de s'étendre sur plusieurs pages pour jeter l'anathème sur tout ce qui, de près ou de loin, pourrait s'apparenter à " l'extrême droite ". Plus concrètement, on finit par apprendre que le seul incident dû à " l'extrême droite violente " dans le canton en 2000 a été un contrôle de police routier visant des skinheads venant du Valais soupçonnés de s'être déplacés à Bulle pour y semer le trouble ! Pour faire bon poids, le Conseil d'Etat diffame une organisation de nature " idéologique " ayant son siège à Châtel-Saint-Denis… L'information ayant été reprise par les médias du canton, V&J a aussitôt réagi, d'abord sous la forme d'un courrier de lecteur (premier texte encadré), lequel a été publié dans La Liberté du 4 octobre 2001, ensuite dans une réplique adressée au Conseil d'Etat (deuxième texte encadré) :


      Nous ne somme pas racistes

      C'est avec stupéfaction que le Comité de l'association Vérité et Justice a pris connaissance des déclarations du Conseil d'Etat du canton de Fribourg concernant la lutte contre l'" extrême droite ". Directement visée par ces déclarations Vérité et Justice dément catégoriquement être une association d'" extrême droite raciste ". Conformément à ses statuts, les buts de Vérité et Justice consistent à promouvoir la libre recherche en histoire et à défendre les libertés d'opinion et d'expression, des droits garantis par la Constitution fédérale, étant entendu que ces droits n'ont de sens que s'ils permettent de débattre publiquement et librement d'opinions contraires à l'idéologie dominante. Vérité et Justice constate que le Conseil d'Etat du canton de Fribourg viole sciemment la Constitution fédérale en instituant une " police de la pensée " en faveur du " politiquement correct " et en mettant sur pied une propagande en faveur de la " pensée unique " dans les écoles. Vérité et Justice dénonce la dérive totalitaire du Conseil d'Etat visant des libres chercheurs et d'honnêtes citoyens, sous couvert d'un prétendu danger venant d'une prétendue " extrême droite " " violente " et " raciste ", ce qui en dit long sur les conceptions que le Conseil d'Etat a de la démocratie.


      Lettre du 2 octobre 2001 au Conseil d'Etat

       

      Messieurs,

      Nous nous référons à la réponse donnée par le Conseil d'Etat à Madame Antje Burri-Escher, députée au Grand Conseil, concernant l'extrémisme de droite violent dans le canton de Fribourg (document référence 952.01/JPM).

      Selon cette réponse : " Contrairement à l'extrémisme de droite violent, on constate dans le canton de Fribourg diverses activités relevant de l'extrême droite idéologique. Ainsi, une association ayant son siège à Châtel-Saint-Denis a défrayé la chronique à plusieurs reprises par la diffusion de textes racistes et négationnistes. "

      Sans être nommément citée, nous considérons toutefois que l'Association Vérité et Justice est implicitement visée par cette réponse, parce qu'il n'existe aucune autre association à Châtel-Saint-Denis susceptible de répondre, de près ou de loin, à une telle description.

      Permettez-nous de relever trois graves contre-vérités contenues dans cette réponse :

      1) La question posée porte de manière précise sur l'extrémisme de droite violent dans le canton de Fribourg : or, pourquoi est-il fait mention d'une association qualifiée de non-violente, selon la réponse même du Conseil d'Etat : " Contrairement à l'extrémisme de droite violent, (…), " la mention " Contrairement " étant de fait à exclure explicitement toute nature " violente " concernant une association qualifiée par ailleurs d'" idéologique ". Manifestement, la réponse du Conseil d'Etat est incohérente, voire contradictoire, de nature en tout cas à semer la confusion dans les esprits en mentionnant une association reconnue comme non-violente, quand bien même la question posée concerne exclusivement des groupes violents.

      2) De par ses statuts et ses activités, l'Association Vérité et Justice n'est pas une association de nature " idéologique ", parce que le révisionnisme est une méthode, et non pas une idéologie, raison pour laquelle Vérité et Justice ne saurait être qualifiée d'organisation d'" extrême droite ". A titre d'exemple, la conférence interdite de Beyrouth, organisée par Vérité et Justice, devait voir la participation de Roger Garaudy, ancien membre du Comité central du PCF et Horst Mahler, avocat de la RAF, un mouvement politique d'extrême gauche. Pour résumer, Vérité et Justice a pour buts de défendre la liberté d'expression et la libre recherche en histoire, ceci conformément aux droits fondamentaux expressément garantis par la Constitution fédérale.

      3) Les membres du Comité de Vérité et Justice font actuellement l'objet de poursuites pénales de la part de la Justice fribourgeoise. La réponse du Conseil d'Etat du canton de Fribourg constitue dès lors une grave violation du principe intangible en droit de la séparation des pouvoirs, en alléguant que Vérité et Justice diffuse des textes " racistes et négationnistes ", quand bien même, à ce jour, l'enquête n'est pas close, et que Vérité et Justice s'est toujours défendue d'être une organisation " raciste ". Quant au qualificatif " négationniste ", il s'agit d'un néologisme inconnu du dictionnaire, utilisé d'ordinaire par les sionistes pour désigner les révisionnistes. L'emploi d'un tel néologisme par le Conseil d'Etat est révélateur d'une idéologie philosioniste, une idéologie considérée, elle, comme raciste par de nombreux Etats avec lesquels la Suisse neutre entretient des relations diplomatiques.

      Par conséquent, le Comité de l'Association Vérité et Justice prie le Conseil d'Etat du canton de Fribourg de bien vouloir publier un rectificatif dans la presse, en particulier dans La Liberté et La Gruyère, selon lequel Vérité et Justice, association ayant son siège à Châtel-Saint-Denis, n'est aucunement visée par la réponse du Conseil d'Etat donnée à la question de Madame Burri-Escher concernant l'extrémisme de droite violent dans le canton de Fribourg.

      Pour Vérité et Justice,
      Philippe Brennenstuhl, vice-président
      René-Louis Berclaz, secrétaire général

       


      Pire que les chambres à gaz !

      En avril 2000, lors du procès pour révisionnisme du directeur du Courrier du Continent, Gaston-Armand Amaudruz, le témoignage de Léon Reich avait particulièrement impressionné l'auditoire. Ce témoignage fut rapporté comme suit dans la brochure Le Procès Amaudruz, une parodie de justice, publiée par V&J en août 2000 (pages 22-23).

       

      Me Richard (avocat d'Amaudruz). - Je constate que mon client ne remet pas en cause la souffrance des Juifs. Monsieur Reich, avez-vous vu des chambres à gaz dans les camps où vous avez été interné ?

       

      Léon Reich. - Non, pas là-bas, mais j'en ai vu après la guerre, à Maïdanek. Mais je peux vous raconter une histoire encore pire que celle des chambres à gaz ; c'était quand nous étions cachés avec 22 personnes dans une grange, où une mère dut étouffer son enfant pour que ses pleurs ne puissent alerter une patrouille toute proche.

       

      Or, le 20 octobre dernier, le journal La Liberté de Fribourg publiait un long entretien avec Léon Reich, où il dit avoir vécu les faits suivants :

       

      Question. - Auschwitz, Dachau, Treblinka… Qu'est-ce que ces noms évoquent pour vous ?

       

      Réponse. - J'ai vécu la réalité des camps de concentration. Mais le pire pour moi, c'est un épisode vécu en avril 1942 avec ma mère et ma petite nièce de deux ans et demi. Depuis plusieurs jours, nous étions cachés dans une mansarde avec plus de vingt personnes juives, quand un commando allemand est entré pour fouiller la maison. Nous étions pétrifiés, craignant que l'enfant ne se mette à pleurer et révèle notre refuge. Alors ma mère a dû décidé d'étouffer elle-même sa petite-fille avec un coussin. Je revois encore ses yeux. Aucun mot ne peut exprimer l'horreur d'un tel moment. Heureusement, les soldats sont repartis assez vite et nous avons pu réanimer la petite Sarah. Pour moi, cette image, comme celle de la séparation des enfants de leurs parents, est pire que celle des chambres à gaz.

       

      Force est de constater que lors de sa déposition au tribunal, Léon Reich a " oublié " deux précisions importantes :

       

      1) Que les personnes concernées sont sa mère et sa nièce.

      2) Que sa nièce n'est pas morte dans les circonstances décrites par le témoin.

       

      Lors de l'audience, l'assistance avait été bouleversée en croyant comprendre que l'enfant avait succombé. Tout l'impact émotionnel de ce témoignage reposait sur la fin tragique de l'enfant. En apprenant après coup que l'enfant a pu être " réanimée ", on comprend mal pourquoi cette histoire serait " pire que celle des chambres à gaz ", selon les termes mêmes employés par Léon Reich. Pour mieux dramatiser un incident sans conséquence, Léon Reich a supprimé de son récit des faits essentiels. Il a chargé l'accusé en mentant par omission. Tout repose dans l'interprétation de la situation, puisque qu'il s'agit en réalité d'un non-événement : la patrouille n'est finalement pas intervenue et l'enfant a - bien heureusement -- survécu, de l'aveu même du témoin. Plus vraisemblablement, la grand-mère a dû étouffer les pleurs de l'enfant, ce qui est quand même autre chose que de l'étouffer jusqu'à ce que mort (apparente) s'ensuive ! Mais Léon Reich dit lui-même " craignant que l'enfant ne se mette à pleurer ", ce qui ne veut pas encore dire que l'enfant pleurait ! Et si l'enfant ne pleurait pas, pourquoi fallait-il l'étouffer ? Si un révisionniste s'avisait de comparer cette histoire avec celle des " chambres à gaz ", il serait sans doute inculpé pour avoir minimisé un génocide, ce qui tombe sous le coup de la loi. Mais Léon Reich peut se permettre de dire n'importe quoi, même devant un tribunal. Le récit que nous conte Léon Reich nous montre quel crédit il faut accorder à ce genre de témoignages, sur la foi desquels d'honnêtes citoyens sont condamnés à des lourdes peines de prison ferme. Précisons encore que Gaston-Armand Amaudruz n'a pas eu le droit de produire ses témoins et qu'il se trouve à nouveau inculpé pour avoir critiqué son procès !


       

      Robert Faurisson:
      la piscine d'Auschwitz I

      Le révisionniste germano-australien Frederik Toben nous signale la présence aujourd'hui, à côté de la piscine du camp d'Ausschwitz I, d'un panneau où se lit en polonais, en anglais et en hébreu une inscription destinée à faire croire au visiteur que cette piscine était en fait un simple réservoir d'eau pour la brigade du feu. La version anglaise porte :

       

      Fire brigade reservoir built in the form of a swimming pool, probably in early 1944.

       

      Il pose la question de savoir à quelle époque précise ce panneau est apparu. Je n'en sais personnellement rien mais l'inscription est aussi fallacieuse que bien d'autres allégations ou explications des autorités du Musée d'Etat d'Auschwitz. On ne voit pas pourquoi les Allemands, au lieu de se contenter d'un réservoir ordinaire, auraient donné à ce dernier la forme d'une piscine… avec plongeoir. Cette piscine était une piscine. Elle servait aux détenus. Marc Klein l'évoque au moins à deux reprises dans ses souvenirs du camp. Dans un article intitulé : " Auschwitz I Stammlager ", il écrit :

      L'horaire de la journée de travail était modifié les dimanches et les jours de fête, pendant lesquels la plupart des kommandos vaquaient. L'appel se faisait alors vers midi et la soirée consacrée au repos pouvait être employée selon les goûts de chacun. Des matchs de football, de basket-ball, de water-polo (dans une piscine en plein air construite par les détenus à l'intérieur de l'enceinte) attiraient une foule de curieux. Il est à noter que seuls les proéminents bien nourris, exempts de travaux pénibles, pouvaient se livrer à ces sports qui recueillaient les plus vifs applaudissements de la masse des autres détenus (De l'Université aux camps de concentration : Témoignages strasbourgeois, Paris, Les Belles-Lettres, 1947, page 453).

       

      Dans une brochure intitulée : Observations et réflexions sur les camps de concentration nazis, il écrit encore :

       

      Auschwitz I se composait de 28 blocs en pierre disposés sur trois rangées parallèles entre lesquelles étaient établies des routes empierrées. Une troisième route bordant la longueur était plantée de bouleaux, la Birkenallee, promenade réservée aux détenus, munie de bancs et où se trouvait aussi une piscine en plein air (Brochure de 32 pages imprimée à Caen, 1948, page 10 : cette brochure reproduit un article publié dans Etudes germaniques, No 3, 1946, pages 244-275).

       

      M. Klein, professeur à la faculté de médecine de Strasbourg, prenait le soin de préciser à propos de son premier témoignage que celui-ci avait été soumis " à la lecture et à la critique de Robert Weil, professeur de sciences au lycée de Sarreguemines " et qui avait été détenu dans les mêmes camps que lui (page 455).

       

      En 1985, lors du premier procès d'Ernst Zündel à Toronto, j'avais fait état du témoignage de M. Klein mais le véritable spécialiste de l'histoire de la piscine d'Auschwitz I n'était autre à l'époque que le révisionniste suédois Ditlieb Felderer. Si mes souvenirs sont bons, la presse canadienne avait titré sur sa déposition en la matière. Dans ses écrits, il revient d'ailleurs souvent sur ce sujet, ainsi que sur quelques autres sujets, bien matériels et bien précis, qui sont tout aussi dérangeants pour les tenants de la thèse exterminationniste.

       

      L'eau d'une piscine peut évidemment servir aux pompiers en cas d'incendie. Dans sa brochure, M. Klein écrit qu'" il y avait des pompiers au camp avec un équipement très moderne " (page 9). Au chapitre de ce qu'il ne s'attendait pas à voir à son arrivée, en juin 1944, " dans un camp dont le monde entier connaissait déjà la sinistre réputation grâce aux émissions radiophoniques alliées ", notons, pour les détenus, " un hôpital avec des sections spécialisées selon les techniques hospitalières les plus modernes " (page 4), " des lavoirs vastes et bien aménagés ainsi que des W.-C. collectifs construits selon les principes modernes de l'hygiène sanitaire " (page 10), " l'épouillage aux ondes courtes qui venait d'être créé " (page 14), " la boulangerie mécanique " (page 15), l'assistance judiciaire aux détenus (pages 16-17), l'existence d'" une cuisine diététique " pour certains malades avec " des soupes spéciales et même du pain spécial " (page 26), " une bibliothèque où l'on trouvait de nombreux ouvrages de référence, des manuels classiques et des périodiques " (page 27), le passage quotidien, tout près du camp, de " l'express de Cracovie-Berlin " (page 29), un cinéma, un cabaret, un orchestre (page 31), etc. M. Klein note également les aspects horribles de la vie du camp et toutes les rumeurs, y compris les " horrifiques histoires " de gazages auxquelles il ne semble avoir vraiment cru qu'après la guerre, et cela grâce aux témoignages des " différents procès des criminels de guerre " (page 7).

       

      Un ancien détenu, juif comme M. Klein et R. Weil, confirme, dans un bref témoignage datant de 1997 et intitulé : " Une piscine à Auschwitz ", qu'il a vu, en juillet 1944, des dizaines de camarades en train de construire cette piscine qui, précise-t-il, possédait " un plongeoir et une échelle d'accès " ; il aurait pu ajouter " ainsi que trois plots de départ pour les courses de natation ". Il dit qu'à la fin du mois de juillet " un cinéaste d'actualités filmait les déportés qui prenait un bain ". Comme on pouvait s'y attendre, il agrémente son récit des stéréotypes habituels sur la brutalité des SS ou d'un kapo et il ne voit dans la création de cette piscine et dans le tournage du film qu'une œuvre de propagande. Son témoignage s'achève sur deux remarques intéressantes. Il note d'abord qu'en 1997 aucun guide d'Auschwitz n'avait " connaissance " de cette piscine ; pourtant les guides l'avaient sous les yeux et une photographie d'accompagnement prise, dit-il, cette année-là, nous montre la piscine en eau ; puis, il s'interroge sur l'endroit où ce film pourrait bien être aujourd'hui. Il hasarde une question qui rejoint celle des révisionnistes : le film ne serait-il pas " au siège de la Croix-Rouge internationale " ? Sans doute veut-il dire : au Service international de recherches (SIR) situé, en Allemagne, à Arolsen-Waldeck et dépendant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dont le siège central est à Genève. Depuis 1978, cet organisme interdit aux chercheurs révisionnistes l'accès à ses documents, dont on sait qu'ils sont d'une richesse exceptionnelle. De son côté, le Musée d'Etat d'Auschwitz possède sans doute des pièces d'archives en rapport avec la construction de cette piscine, qu'il s'agisse du projet, des plans, du financement, des demandes et de la fourniture des matériaux, de la réquisition de la main d'œuvre, des visites d'inspection, etc.

       

      (Référence : R. Esrael, matricule 173295, " Une piscine à Auschwitz ", Après Auschwitz (Bulletin de l'Amicale des déportés d'Auschwitz), No 264/octobre 1997, page 10).

       


      Scènes d'hystérie ordinaires à l'Université Lyon-III

      Dans un communiqué du 11 octobre dernier, le ministère de l'Education nationale annonçait qu'une commission d'historiens avait été mandatée pour évaluer les rapports éventuels entre les réseaux de l'extrême droite et certains enseignants de l'Université Lyon-III. Pour ne pas être en reste, le maire de Lyon, Gérard Collomb, annonçait dans la foulée qu'il avait lui-même saisi le Conseil lyonnais pour le respect des droits de l'homme, institution indépendante de la municipalité présidée par l'avocat Alain Jacubowicz. Après Robert Faurisson, Bernard Notin, Jean-Paul Allard et Jean Plantin, c'est maintenant au tour de l'historien Bernard Lugan d'être la cible d'une cinquantaine de pétitionnaires téléguidés par l'Union des Etudiants juifs de France (UEJF). Bernard Lugan a réagi en mettant ses détracteurs au défi de le contrer publiquement dans un amphithéâtre universitaire. Le terrorisme, dont la définition est pour le moment non convenue par le droit international, peut prendre plusieurs visages : le terrorisme intellectuel visant les libertés académiques n'est certes pas le plus spectaculaire, mais il est un des moyens, avec le contrôle des médias, pour imposer la pensée unique à l'échelle planétaire.

       

      Bernard Lugan publie une revue, L'Afrique réelle, BP 6 03140 Charroux (France).

     






La Suisse et les fonds juifs en déshérence

Mémoire en défense contre le Ministère public de l'Etat de Fribourg






The Jewish Propaganda!


HOME