NDLR (Gayssoteries) :
Nous partageons dans cette nouvelle rubrique une sélection d’hommages au Professeur Faurisson, décédé le 21 octobre 2018. Ils sont de toutes natures et de toutes sortes de sensibilités. Leur publication ici ne signifie pas que nous partagions la même vision de Robert Faurisson mais il nous semble utile et normal de publier les mots de ceux qui ont aimé et respecté l’homme.
Cette rubrique sera régulièrement alimentée. Tout personne qui souhaiterait nous communiquer un hommage peut nous contacter ici : gayssoteries@gmail.com
HOMMAGE DE MAITRE DAMIEN VIGUIER (Avocat de Robert Faurisson) :
Dimanche 21 octobre 2018 au soir s’est éteint Robert Faurisson, l’un des plus éminents représentants de l’École du Révisionnisme historique. Si l’existence des chambres à gaz homicides nazies a été remise en question tant chez les historiens que dans le grand public, c’est avant tout du fait de ses travaux qui lui ont valu une réputation internationale.
Les réflexions de Robert Faurisson sur les accusations portées contre le IIIe Reich remontent à la fin de la guerre. C’est en 1960 que ses recherches se sont orientées vers la question du génocide des juifs, son plan, ses moyens (les chambres à gaz), ses résultats. Robert Faurisson a ainsi fréquenté quatorze années durant le Centre de documentation juive contemporaine, à Paris, analysant des milliers de documents. Il a personnellement interrogé des témoins. Il a mené des enquêtes de terrain, visitant à plusieurs reprises Auschwitz, Birkenau et d’autres camps. Sur le point particulier de la chambre à gaz homicide d’Auschwitz, il en a découvert les plans le 19 mars 1976, sur lesquels elles figurent en tant que morgues (Leichenkammer). En France et à l’étranger il a interrogé chimistes et ingénieurs afin de mener à bien une expertise quant aux moyens et techniques d’une extermination de masse par les gaz. Robert Faurisson a conclu de ses travaux à l’absence de preuve de l’existence de chambres à gaz homicides, et même à leur impossibilité aussi bien aux plans technique, physique, chimique que physiologique.
Robert Faurisson a exposés ces résultats devant la communauté scientifique. L’historien américain Raul Hilberg, « pape » de l’école historique exterminationniste, a, sur ce point comme sur d’autres, rendu hommage à son confrère Robert Faurisson : « Je dirai que, d’une certaine manière, Faurisson et d’autres, sans l’avoir voulu, nous ont rendu service. Ils ont soulevé des questions qui ont eu pour effet d’engager les historiens dans de nouvelles recherches. Ils ont obligé à rassembler davantage d’informations, à réexaminer les documents et à aller plus loin dans la compréhension de ce qui s’est passé » (Propos recueillis par Guy Sitbon, Le Nouvel Observateur, 3-9 juillet 1982, p. 71.). Il est bien certain que la science historique n’aurait pas avancé d’un iota si l’on avait suivi depuis la guerre l’opinion exprimée par trente-quatre historiens-carriéristes dans une tribune signée collectivement et publiée en 1979 par Le Monde. Ils déclaraient qu’« il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz » (Philippe Ariès et al., « La politique nazie d’extermination : une déclaration d’historiens », Le Monde, 21 février 1979, page 23).
En France, dans la foulée de l’esprit meurtrier de l’Épuration, les premières tentatives de répression judiciaire furent orchestrées pour réprimer toute critique historique des faits de la Seconde Guerre mondiale, cette critique émanerait-elle d’intellectuels reconnus (Maurice Bardèche) ou de témoins directs de la déportation et des camps (Paul Rassinier). On eut alors recours à tout l’arsenal juridique disponible de la répression : injure, diffamation, apologie de meurtre, provocation et même la responsabilité civile. La répression judiciaire dirigée contre Robert Faurisson remonte à 1979, alors qu’il était déjà reconnu dans le domaine du révisionnisme littéraire. Cette répression s’est accompagnée d’une invraisemblable campagne de calomnies, de persécutions administratives, d’ostracisme et même d’agressions physiques graves et répétées tandis que leurs auteurs étaient applaudis. Ces idées ont valu à Robert Faurisson de subir dix agressions physiques (deux à Lyon, deux à Vichy, quatre à Paris, deux à Stockholm) sans qu’aucun de ses agresseurs ait été inquiété. Par ailleurs, il a subi six descentes de police (police criminelle et brigade anti-criminalité) et un nombre incroyable de procès.
Pourtant, la Cour d’appel de Paris, dans un remarquable arrêt du 26 avril 1983, après avoir rappelé la jurisprudence en la matière (« les Tribunaux ne sont ni compétents ni qualifiés pour porter un jugement sur la valeur des travaux historiques que les chercheurs soumettent au public et pour trancher les controverses ou les contestations que ces mêmes travaux manquent rarement de susciter »), devait constater que « les accusations de légèreté formulées contre (Robert Faurisson) manquent de pertinence et ne sont pas suffisamment établies », énoncer qu’« il n’est pas davantage permis d’affirmer, eu égard à la nature des études auxquelles il s’est livré, qu’il a écarté les témoignages par légèreté ou négligence, ou délibérément choisi de les ignorer ; qu’en outre, personne ne peut en l’état le convaincre de mensonge lorsqu’il énumère les multiples documents qu’il affirme avoir étudiés et les organismes auprès desquels il aurait enquêté pendant plus de quatorze ans » et en déduire « que la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson (sur l’existence des chambres à gaz, c’est-à-dire leur inexistence) relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public » (onzième Considérant de l’arrêt). Sans doute était-ce une victoire du révisionnisme sur le terrain judiciaire, aussi lorsqu’en 1987, Jean-Marie Le Pen osa déclarer au sujet des chambres à gaz, « qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions », c’en fut trop. L’adoption de la loi du 13 juillet 1990 s’ensuivit, dont on attendait et on obtint qu’elle condamnât toute remise en cause, même allusive, des faits pour lesquels l’Allemagne et toute l’Europe des vaincus avaient été condamnées.
Le Professeur disait souvent que toute guerre est une boucherie. Sans aucun doute, et c’est précisément depuis le XIe siècle que les nations de la Chrétienté latine se sont efforcées de pacifier les conflits qui les opposaient. Et à l’âge classique, du XVIe au XIXe siècle, elles étaient parvenues, au moins entre elles, à limiter la guerre dans l’espace et dans le temps : un Traité de paix et une amnistie concluaient le conflit. S’ensuivait un pardon réciproque et l’interdiction de remuer les cendres du passé. L’étude de l’histoire a donc toujours été une entreprise périlleuse. Mais la situation des historiens s’est aggravée depuis la Seconde Guerre mondiale qui a vu la résurgence de l’idéologie de la guerre pour cause juste. En retournant la perspective cette idéologie supprime les limites quant aux moyens et ne connaît d’autres fins que l’anéantissement de l’ennemi. C’est ainsi que le second conflit mondial, précédé et accompagné d’un déluge d’accusations pénales, s’est prolongé à l’occasion de procès à grand spectacle où les vainqueurs se plaisaient à juger les vaincus. Le plus fameux est celui dit « de Nuremberg » suivi jusqu’à nos jours en France par ceux de Touvier, Barbie, Bousquet ou Papon, ou en Allemagne encore tout récemment par celui de Gröning. Quant aux historiens, leur situation est devenue peu enviable : à l’ancienne obligation de silence s’est substitué le devoir de cultiver la haine de l’ennemi vaincu. Entre obéir au décret inique d’un Créon mortel ou respecter les lois éternelles des dieux, Robert Faurisson a tracé pour nous la voie du Juste.
PS. J’ai rencontré pour la première fois Robert Faurisson le 26
décembre 2008, le soir de sa prestation au Zénith de Paris en
compagnie de Dieudonné. Il nous disait ne pas trouver d’avocat
qui acceptât de le défendre. J’étais alors élève-avocat à
l’École de formation du Barreau de Paris et je lui fis la
promesse d’accepter de le défendre. Je prêtai serment en
décembre 2010 et Robert Faurisson fit appel à moi une première
fois en 2012 et à nouveau en décembre 2015. C’est ainsi qu’il
m’a fait l’honneur de me confier sa défense durant les trois
dernières années de son existence. Chaque fin de mois je faisais
avec lui le point sur ses procès : Un
homme, procès terminé ; MétaTV,
Téhéran, et Le
Monde, pendants devant la cour de cassation ; Rivarol,
dans l’attente de l’ordonnance de règlement du juge
d’instruction ; Le
Struthof, sentence en délibéré devant le tribunal de Cusset.
HOMMAGE DE GEORGES THEIL :
Nous venons de perdre un homme d’une immense
stature, à vrai dire un
bienfaiteur de l’humanité.
De petits esprits, des gobeurs professionnels, des
ignorants si nombreux, la cohorte des pervers
haineux aussi, vont me dire : « Holà ! Comme vous y
allez ! Votre professeur Faurisson n’était rien
d’autre qu’un faussaire comme disait Badinter !
N’a-t-il pas été condamné de ce chef ? » En effet,
comme Galilée, Michel Servet et autres Giordano
Bruno…
Faurisson a eu très tôt l’intuition qu’il y avait une arnaque au cœur du récit officiel de la seconde guerre mondiale, à vilifier injustement le vaincu de ce conflit ; une présentation calquée sur le verdict du procès de Nuremberg de 1946, monument d’iniquité où le vainqueur veut légaliser la mise à mort de ses ennemis vaincus ; dès après la guerre des gens tels que l’ancien résistant et déporté Rassinier commençaient à mettre en doute l’existence de machines à tuer industriellement des détenus des camps de concentration allemands ; celui-ci fait prisonnier et interné pour faits de résistance, trimballé de camp en camp entre 1942 et 1945 avait observé la vie dans ces structures d’enfermement, leur gouvernance interne, leurs installations en matière d’hygiène…
Il n’avait jamais remarqué d’installations de mise à mort collective, et avant son décès il avait demandé à Robert Faurisson, déjà intéressé par le sujet, jeune professeur, de poursuivre ces mêmes recherches.
Notre jeune agrégé avait senti très tôt l’importance capitale de la lutte contre les imposteurs propagandistes d’un imaginaire génocide (démenti d’emblée par la documentation concernant les camps eux-mêmes, le Service international de recherches d’Arolsen – sous contrôle allié… et le nombre des prétendus rescapés allocataires de pensions diverses).
Quant à moi, j’avais été comme bouleversé par les pages que le quotidien « Le Monde » avait consacrées en1979 au « problème des chambres à gaz » où Faurisson argumentait brillamment, en véritable juge d’instruction, sur une gravissime accusation contre le Reich allemand, celle d’avoir mis au point des machines de mort par asphyxie de millions d’êtres humains présentés comme ennemis existentiels.
Pierre Guillaume, admirateur et actif soutien du professeur à l’époque, vers la fin des années 80, m’incita à contacter le professeur à son domicile de Vichy ; je devais l’y rencontrer quelques jours plus tard : après de longs moments d’écoute de son discours précis et documenté, avec présentation des arguments pro et contra, j’en sortis émerveillé et comme transformé. Il me confia le soin de rechercher dans un premier temps à la Bibliothèque nationale et aux Archives nationales principalement, une série de documents de toute nature. Il était ainsi fortement demandeur d’éditions de souvenirs de déportés rédigés juste à leur retour des camps ; il avait remarqué que certains de ceux-ci avaient ensuite réécrit ces mêmes souvenirs en y ajoutant à présent… des chambres à gaz, dont ils n’avaient pas fait mention dans la première édition… Phénomène ahurissant montrant à l’évidence comment le bobard avait subjugué nos concitoyens, au point que ceux-ci en étaient et en sont encore « en attente de chambres à gaz ».
Une première manifestation de cette aberration psychologique m’apparut peu après lors d’un congrès à Paris de l’Union des Athées auquel le professeur Faurisson avait été invité pour une brève intervention. J’avais pu me faufiler dans l’assistance comme simple auditeur. Faurisson arriva, sourire légèrement ironique aux lèvres… et d’emblée lança à l’auditoire : « Mesdames et messieurs, je suis flatté et heureux de vous parler. Je vais commencer par vous poser une question essentielle. Vous ne croyez ni à Dieu ni à Diable, n’est-ce pas ? Fort bien… Mais alors, pourquoi croyez-vous donc aux chambres à gaz ? » Des cris, un brouhaha, des « honte à vous ! » s’élevèrent, Faurisson quitta l’estrade pour venir au plus près du public ; un voisin de moi, l’air furieux se précipita alors sur le Professeur en brandissant une canne-épée qu’il dirigea violemment en direction du visage de Faurisson ; j’avais eu le temps de bondir sur l’énergumène et au dernier moment de dévier le coup et tirant violemment le bras de l’agresseur et évitant ainsi d’estropier gravement le Professeur, qui me remercia d’un large sourire. Je n’en demandais pas plus.
Robert Faurisson nous a ouvert les yeux ; et surtout il a été d’un courage indomptable tout au long de son existence. Le révisionnisme de la seconde guerre mondiale est aussi par le fait même une formidable mise en accusation de la caste qui a pris le pouvoir dès après la seconde guerre mondiale, pour mettre en place une exploitation financière et une terreur psychologique ; on comprend certes que les vainqueurs de Dresde, Katyn, Hiroshima, crimes contre l’humanité bien réels et documentés, aient un besoin absolu d’imputer des crimes encore plus grands à leur ennemi vaincu : celui d’avoir mis à mort 6 millions d’innocents, que dis-je, six millions d’élus autoproclamés ! Alors Faurisson, l’indomptable, mort au champ d’honneur, nous a délivré un message libérateur et c’est pour cela qu’il prend rang avec les bienfaiteurs de l’humanité. Pas moins.
Sans remonter très loin, j’ai une particulière
admiration pour deux personnages que je tiens pour
bienfaiteurs de l’humanité : Louis Pasteur et Alfred
Nobel. Observez ce miracle : il y a du Pasteur et du
Nobel dans Faurisson.
Comme Pasteur nous a laissé le vaccin contre la rage, Faurisson nous a légué aussi un médicament souverain contre la rage, non pas la rage transmise par des loups ou des chiens enragés, mais « la rage de croire » comme il aimait le dire, « cette rage de croire qui s’attrape comme la gale ». Et avec la différence que cette rage de croire nous a été inoculée par nos exploiteurs, avec interdiction de tout diagnostic.Comme Alfred Nobel, Faurisson a mis au point une nouvelle et formidable dynamite, qui peut tout aussi bien être dévastatrice par sa puissance déchaînée, que précieuse pour les travaux publics. Le révisionnisme est bien une dynamite, qui dévaste les « chercheurs holocaustiques », les « historiens » et écrivains de cour, les histrions de « chambres gaz ».
Avec ces moyens nous allons pouvoir apaiser le monde et remettre d’abord sur ses pieds notre Europe, car figurez-vous qu’il n’y a pas d’Europe possible sans victoire du révisionnisme ; comme le Professeur me le confia un jour : « Vous ne vous imaginez même pas encore le nombre de problèmes géopolitiques et psychologiques que résoudra facilement la victoire du révisionnisme ».
Gloire au Professeur Robert Faurisson, bienfaiteur
de l’humanité !
HOMMAGE DE GILAD ATZMON :
L’histoire des idées nous fournit les noms de ces quelques
hommes et femmes qui ont défié les limites de la tolérance. Le
Professeur Robert Faurisson était l’un de ces hommes.
Faurisson, décédé dimanche dernier à l’âge de 89 ans, était un
universitaire français qui ne croyait pas à la validité de
certaines parties du récit de l’Holocauste. Il a affirmé que les
chambres à gaz d’Auschwitz constituaient le « plus grand
mensonge du XXe siècle » et a soutenu que les juifs déportés
étaient morts de maladie et de malnutrition. Faurisson a
également mis en doute l’authenticité du journal d’Anne Frank,
plusieurs années avant que la fondation suisse qui détient le
droit d’auteur du célèbre journal « n’ait alerté les éditeurs
que son père (Otto Frank) était non seulement le rédacteur, mais
également le coauteur du célèbre livre » (NY Times).
Dans la France des années 1960-1970, le Professeur Robert Faurisson avait des raisons de croire que son attitude anti-conformiste sur les questions du passé lui permettrait de recevoir un blanc-seing casher. Il s’est trompé. Faurisson n’a peut-être pas compris le rôle de l’Holocauste dans la politique et la culture juives contemporaines. Et il n’a pas compris que le pouvoir juif représente littéralement le pouvoir de faire taire l’opposition au pouvoir juif.
En 1990, la France a transformé le révisionnisme de l’Holocauste
en un crime négationniste. Le Professeur Robert Faurisson a été,
de manière répétée, poursuivi, battu et condamné à des amendes
pour ses écrits. Il a été licencié de son poste universitaire à
l’Université de Lyon en 1991.Je suis préoccupé par les raisons
pour lesquelles les juifs et ceux qui sont affiliés à leur
politique cherchent désespérément à restreindre l’histoire de
leur passé. Cette question va bien au-delà de ce qui touche à
l’Holocauste. Israël a promulgué une loi interdisant toute
discussion sur la Nakba – le nettoyage ethnique du peuple
palestinien à caractère raciste commis à peine trois ans après
la libération d’Auschwitz. De manière similaire, explorer le
rôle des juifs dans le commerce des esclaves vous coûtera votre
travail ou bien mènera à votre expulsion du parti travailliste.
Ma tentative d’analyser la véritable nature de la Brigade
internationale de langue yiddish, au cours de la guerre civile
espagnole de 1936, a indigné certains de mes amis juifs «
progressistes ».
Jean-François Lyotard a abordé cette question. L’histoire a beau prétendre raconter ce qui s’est réellement passé, ce qu’elle fait le plus souvent, en réalité, c’est opérer à dissimuler notre honte. Selon Lyotard, la tâche d’un historien authentique est semblable à celle du psychanalyste. Il s’agit d’enlever les couches de honte, de dissimulation et de répression pour tenter de découvrir la vérité.C’est le travail du Professeur Robert Faurisson qui m’a aidé à définir l’effort historique en termes philosophiques. Je définis l’histoire comme la tentative de raconter le passé à mesure que nous avançons. Traiter véritablement de l’histoire, c’est revisiter et réviser continuellement le passé à la lumière de nos changements culturels, sociaux et idéologiques. Par exemple, la Nakba de 1948 a commencé à être pensée en termes de nettoyage ethnique au début des années 2000, lorsque la notion de « nettoyage ethnique » est entrée dans notre vocabulaire (et dans notre façon de comprendre un conflit) à la suite de la crise au Kosovo. Le véritable historien réévalue le passé et procède à des ajustements qui alignent notre compréhension de ce passé sur notre réalité et notre terminologie contemporaines.
Le Professeur Robert Faurisson et la controverse autour de son
travail mettent en lumière la distinction entre l’histoire
réelle et la religion. Alors que l’histoire est une matière
dynamique sujette à une « révision » constante, l’approche
religieuse du passé se limite à la production d’une chronique
rigide et immuable des événements. L’histoire authentique fait
appel à la pensée éthique pour examiner le passé à la lumière du
présent et inversement. L’histoire religieuse agit souvent en
niant ou en rejetant une vision éthique croissante – elle juge
les actions et les événements en fonction de paramètres
prédéfinis. La question en jeu n’est pas de savoir ce qui s’est
passé mais d’avoir la liberté de faire des recherches et
d’évaluer le passé sans que pèse la menace des lois mémorielles.
De manière équivalente, je soutiens les progrès dans la
recherche sur le cancer, même si je ne produis pas
d’observations académiques sur des découvertes scientifiques
connexes.
Je suis en faveur d’un réexamen continuel du passé bien que je n’émette aucun jugement sur la qualité des conclusions historiques. Pour que l’histoire fasse partie d’une quête universelle, valide et éthique, les lois mémorielles doivent être abolies.
https://www.gilad.co.uk/writings/2018/10/23/robert-faurisson-and-the-study-of-the-past
HOMMAGE DE LA
PLUME ET L’ENCLUME :
Robert Faurisson, invité à Shepperton, la bourgade exquise où il
était né, au bord de la Tamise, a une nouvelle fois rendu fous
les menteurs professionnels qui veulent absolument nous enfermer
dans leur délire tyrannique.
Recevant des pressions, l’hôtel où se tenait la réunion privée organisée en son honneur déclencha une sirène d’alarme qui retentit pendant une bonne heure et demie. Robert Faurisson était effectivement un incendiaire, et nous avons bien l’intention de propager le feu de la vérité qu’il a semé obstinément, pendant 40 ans de combat acharné. Il aurait eu 90 ans l’année prochaine. Comme par un pressentiment, ses amis anglais n’avaient pas voulu attendre pour lui organiser un hommage, dans sa ville natale. Il y fit honneur et insista, dans son allocution, sur un aspect de son travail d’historien, le côté policier enquêtant sur la scène du crime, et relevant, aussi minimes fussent-ils, les moindres indices matériels. Oui, il a si bien débusqué les mensonges et les tours de prestidigitation pour les occulter, qu’il nous a fait découvrir un crime colossal, à plusieurs étages : celui qui est résumé dans sa célèbre « phrase de 60 mots », prononcée devant le micro d’Ivan Levaï, la dernière occasion publique qu’il eut de s’exprimer librement, en 1980. C’est toute la vie politique de l’Occident, qui a été pourrie par le cauchemar organisé autour de l’image mentale des chambres à gaz, sortes d’abattoirs humains qui auraient été réservés aux juifs, et auraient été inventés puis mis en service systématiquement par le national socialiste allemand. Un trou noir pour l’intelligence, où on a englouti par la manipulation mentale six millions d’innocents, un chiffre récurrent aussi symbolique qu’hyperbolique, dans la mythologie juive; par ce tour de magie barbare, on a traumatisé tous les rescapés de la Seconde guerre mondiale d’ascendance juive, et leurs descendants, mais aussi tous les Européens, désormais divisés entre complices de génocide et survivants d’une espèce supérieure « exterminée » et auréolée de sainteté. C’est toute la tradition de rigueur critique de la recherche à l’Université que l’on a condamnée, au nom de l’Holocauste, une croyance imposée par le viol des consciences, la menace, le chantage et la répression effective, en Occident.
« Faurisson » est un nom de famille qui veut dire orfèvre. Sa
tournure d’esprit était effectivement celle d’un orfèvre,
infiniment minutieux et exigeant, tout en se voulant artisanal,
modeste. Trop modeste pour se vanter d’avoir trouvé la vérité,
il disait ne s’attacher qu’à l’exactitude. Mais il est allé si
loin dans la précision, qu’il a fait surgir une immense clarté,
à partir de la miniaturisation du réel qu’il a ciselée au fil
des ans. Styliste parfait, il a concentré comme dans un miroir
aveuglant l’essence de la peste qui condamne l’ordre occidental
imposé à partir de Nuremberg. Il a fait émerger l’or de la
réalité profonde, sous les coulées de boue qu’on veut nous faire
ingurgiter.
Après Faurisson, en histoire, le crime parfait n’est plus possible, la falsification, aussi étendue et admise soit-elle, est désormais bancale, on ne peut plus dire n’importe quoi, sous prétexte de bons sentiments qui rapportent. Notre dette envers lui reste entière. L’associaiton Entre la Plume et l’Enclume, pour la défense de la liberté d’expression, continue à faire fructifier son héritage, avec admiration et respect.
http://plumenclume.org/blog/393-le-grand-robert-entre-dans-la-grande-histoire
HOMMAGE DU PROFESSEUR ARTHUR BUTZ :
A l’occasion du 75e anniversaire du Professeur Robert Faurisson,
en
2004, j’ai écrit un petit article (https://codoh.com/library/document/1643/)
décrivant sa carrière révisionniste. Je dois maintenant écrire
son éloge funèbre, mais cet article de 2004 peut être considéré
comme faisant partie de cet éloge funèbre. Il n’y a rien à
retirer, tout en laissant de côté une objection qu’il avait
soulevée (message du 5 février 2004 : il avait en fait publié
une petite monographie que j’avais omise de citer, à savoir un «
Mémoire en défense contre ceux qui s’accusent de falsifier
l’Histoire », 1980, avec une préface de Noam Chomsky).
Je dois également noter que, bien que l’unique auteur officiel
du livre de 1980 intitulé « Vérité Historique ou Vérité
Politique ? » soit Serge Thion, il serait plus juste de
considérer Faurisson au moins comme le co-auteur. Cet ouvrage
présente l’analyse de Robert du journal d’Anne Frank publié par
son père, Otto Frank. Ma préoccupation de toujours, à savoir que
son œuvre n’a pas pu être connue et diffusée comme elle aurait
dû l’être, n’a hélas pas changé. Il serait toutefois possible de
publier un résumé de cette somme, ce qui
serait sans doute mieux que rien, mais Robert, où qu’il se
trouve, ne partagerait peut-être pas ce point de vue.
Laissez-moi préciser ma pensée.
Les révisionnistes sont des gens difficiles. De par leurs
personnalités, ils sont forcément plutôt individualistes et ils
sont le plus souvent les derniers à s’entendre sur quoi que ce
soit. En feuilletant un dictionnaire, je me disais qu’il me
serait difficile de qualifier Robert de personnalité «
consensuelle » : je dirai plutôt qu’il n’était pas fait pour
jouer dans les sports d’équipe. Il n’est pas difficile de
comprendre pourquoi il est inévitable que les révisionnistes
aient un tempérament difficile. Nous devons les prendre comme
ils sont. Un révisionniste complaisant ou docile n’est guère
plus convaincant qu’un
célibataire marié. Je suis fier de dire que je partage certains
de ces traits de caractère
et je me suis vite rendu compte que tout projet commun important
avec Robert, tel que la co-rédaction d’un article, était hors de
question. Les quelques passes d’arme que nous avons échangées au
cours des quarante-deux années de notre relation sont consignées
dans de brèves communications privées, mais je connais des cas
de camarades sincères
qui renoncèrent à coopérer avec lui après qu’ils furent touchés
par les pointes acérées du Professeur. Maintenant qu’il est là
où nous irons tous, la publication d’un résumé ou d’une synthèse
de son travail, écrite par un révisionniste très compétent, est
peut-être possible.
Le décès de Robert bouleversera même indirectement ses ennemis,
puisqu’il a connu un sort en France qui serait inconcevable aux
Etats-Unis. Tout le monde savait qui était Robert Faurisson
(Marine Le Pen a appelé la loi Fabius-Gayssot (1990) « loi
Faurisson » – RF mail du 27/02/18), car c’était la poule aux
œufs d’or pour les hyènes des médias et les poseurs
pseudo-intellectuels. Le 23 août 2012, j’ai écrit à Germar
Rudolf et à d’autres personnes au sujet d’un article publié dans
« Le Monde » par Ariane Chemin, que Faurisson avait attaqué au
tribunal (bien sûr, il a finalement perdu sa cause en juin 2017
et a interjeté appel sans succès en février 2018). J’avais noté
« RF est leur poule aux œufs d’or. Ils seraient perdus s’il
devait quitter la scène. » J’ai lu un jour le récit d’une
réunion officielle à Paris au cours de laquelle chaque orateur a
essayé de surpasser les autres au détriment de Robert, ce qui
m’a rappelé les « deux minutes de haine » d’Orwell.
J’imaginais aisément l’un de ces orateurs agitant un volume du
Grand Larousse (le Dictionnaire en 7 volumes ; l’Encyclopédie en
10 volumes) devant un écran de télévision où l’on aurait vu
Robert à cheval, en tête d’une colonne de soldats nazis défilant
à Paris sous L’Arc de Triomphe ! En fait, je pouvais encore
imaginer que ces orateurs devaient se
bousculer pour en faire de même. Compte tenu de ces
considérations, l’article paru dans « Le Monde » du 8 février
2018, concernant l’appel de Faurisson contre Ariane Chemin,
intitulé « La bataille finale de Robert Faurisson, le
négationniste de l’Holocauste », précisait que Faurisson avait
89 ans. Je ne pouvais pas m’empêcher d’interpréter cette mention
comme exprimant, entre autres, le plaisir et le regret que cette
« poule aux œufs d’or » allait s’envoler bientôt. Pour
paraphraser un récent président américain récent, ils
n’auront plus Robert Faurisson pour se montrer.
Son départ aura des conséquences à long terme. De nombreux révisionnistes américains considèrent que c’est une perte terrible. La France, où ce qu’il en reste, cessera-t-elle d’exister ? D’un autre côté, il est maintenant possible pour un révisionniste compétent d’essayer de résumer son travail, mais cette personne doit le savoir. Une voix fâchée peut tomber du Ciel sans prévenir : « Idiot ! Vous n’avez rien compris du tout ! »
https://codoh.com/library/document/6175/?lang=en